Médiatique

La bataille de l'information, autre front de la déstabilisation

 

 

La tentative de déstabilisation des institutions, d’atteinte à la sécurité et à la sûreté de l’Etat du Niger, planifiée depuis l’extérieur et mise en œuvre par un groupe de soldats félons de l’intérieur que rien ne présageait, au demeurant, et qu’aucun signe avant-coureur n’indiquait, du reste, au sein des Forces de défense et de sécurité, a été comme qui dirait une aubaine pour beaucoup de compatriotes et surtout pour d’aucuns qui ne sont plus des nôtres, de faire découvrir à la nation leurs âmes de manœuvriers d’arrière-plan qui mènent un combat d’arrière-garde sur les réseaux sociaux et les médias français.

En vérité, ces derniers ont profité largement de l’incertitude et la rareté d’informations officielles ou officiellement confirmées pour créer un espace émotionnel qu’ils ont occupé par des interprétations tendancieuses, des témoignages qui n’ont jamais existé, des rumeurs et des contenus dont l’authenticité n’était pas établie. Navigant à vue dans ce tourbillon dans lequel ils ont délibérément transformé l’incertitude en affirmation, l’hypothèse en certitude et la spéculation en prétendu fait, ils ont cru changer le destin du Niger nouveau et inverser le cours des évènements.
Il est désormais clair que, si les soldats perdus de la nation ont agi sur le terrain, les manœuvriers d’arrière-plan eux, avaient agi et continuent d’agir d’ailleurs dans des arrière-boutiques d’ici et d’ailleurs à travers la diffusion de nouvelles tendancieuses et fausses dont les objectifs spécifiques sont de saper le moral des troupes, diviser les responsables de la nation, créer le doute dans l’esprit des Nigériens quant à la capacité de leurs dirigeants à contrôler la situation.
Leurs agissements à travers des publications pas du tout anodines et messages sibyllins, ont créé une onde de choc chez les plus crédules et rehaussé l’intensité communicationnelle à un niveau exceptionnel dans les premières heures qui ont suivi les évènements et les jours suivants, surtout au moment où ils ont compris que l’action de leurs poulains était vouée à l’échec face à la détermination des Forces de défense et de sécurité et du peuple nigérien.
Aussi, d’anciennes images, de vidéos sorties de leur contexte, de témoignages non vérifiés ni recoupés, d’affirmations dépourvues de source identifiable, de nouvelles fabriquées, de rumeurs préfabriquées, ont été présentés comme se rapportant au fait. L’objectif de ces aventuriers, au sens propre comme au sens figuré du terme, est indubitablement de créer la psychose, jeter le discrédit sur les responsables de la Nation, jeter l’opprobre sur tous ceux qui défendent la nation contre ce péril programmé par leur sponsor.
En effet, il a été donné de constater qu’au moment où les Forces de défense et de sécurité accomplissaient leur mission face au groupe de soldats en difficulté avec la loi et en rupture avec le règlement militaire, sans doute bercés par les monts et merveilles que leur maître à penser d’outre-mer leur a promis, les manouvriers d’arrière-plan, supporters patentés de ces soldats en rupture de ban, s’évertuaient à présenter une situation tout à fait aux antipodes de la réalité et donner des nouvelles qui ramaient à contre-courant des faits.
Sans nul doute, la cellule de communication de l’Elysée mise en place justement pour ébranler la dynamique en cours dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel, a été mise en branle pour distiller des nouvelles de nature à saper le moral des troupes et haranguer les imposteurs.
Du reste, il y a quelques mois, lors d’un rendez-vous avec la presse nationale, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, avait donné à la nation un aperçu clair sur les objectifs de cette cellule, sa nature, ses moyens humains et matériels.
A l’épreuve des faits et comme à l’accoutumée, les nouvellistes de l’apocalypse et autres informateurs de mauvais aloi ont encore échoué dans la énième tentative désespérée somme toute de fragiliser la cohésion sociale, l’unité nationale.
Comme il l’a fait hier, le peuple nigérien restera pour ainsi dire aujourd’hui comme demain, alerte, vigilant, averti et n’en accordera aucune espèce d’intérêt.
Moustapha Alou (ONEP)